14 janvier 2009
Hommage à Claude Berri
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Merci
"Il faut toujours remercier Claude Berri" déclarait goguenard Coluche recevant son César pour Tchao Pantin.Le remercier pour avoir, de Le vieil homme et l’enfant à L’un reste, l’autre part, tenu au fil des ans, une sorte d’autobiothérapie filmée souvent tendre (Le cinéma de papa) et savoureuse (La débandade) dans laquelle il se mettait en scène.
Avec sa barbe poivre et sel, son air bougon et ses sempiternels paquets de Craven A, on pouvait croire, de prime abord, que le dernier nabab était le frangin de Gainsbarre (dont il fut le double pour Stan the Flasher). Mais chez lui, la première impression ne pouvait être la bonne : il lui fallait le temps pour le plaisir de la découverte, celui de mettre en chantier ces mégas productions aux côtés desquelles, en bon artisan, il en finançait de moins onéreuses : Philippe Garrel ou Pascal Thomas étaient aussi importants que Annaud ou Polanski pour celui qui, en toute indépendance, revendiquait si bien la diversité du cinéma hexagonal qu’il en était devenu l’incarnation.
Avec lui, le cinéma ne manquait ni d’audace ni de talents, ni d’auteurs ni de spectateurs. Il faudra toujours remercier Claude Berri pour cela.
